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Le tantrisme, voie vers l’essentiel

 

Le tantrisme est une quête de l’essentiel. Voici quelques touches, quelques parfums, quelques ambiances du tantrisme, tel que je le reçois, le comprends, le ressens et le transmets

A partir d’un état statique primordial, principiel d’équilibre, toute création s’origine d’une rupture, d’une césure, d’une cassure, d’une faille. Fondamentalement, cette faille est sonore: c’est en agitant incessamment son tambourin que Shiva dans sa danse cosmique crée le monde manifesté.

Au début était le verbe dit-on dans la tradition judéo-chrétienne. Au début était le big-bang, nous disent les astrophysiciens. A l’origine de toute création éclate le son primordial, le principe cosmique physique et métaphysique du shabda brahman, le son de l’absolu, du grand  svara , le grand souffle cosmique, ou encore du grand nâda, la grande vibration sonore ... dit-on dans la tradition indienne.

L’école tantrique spanda  évoque le frémissement, le bruissement constant de l’univers manifesté et invite en quelque sorte le tantrika à saisir « l’entre deux »,  « la faille » pour accéder à l’Eveil.

L’une des caractéristiques fondamentales des écoles tantriques, réside dans l’utilisation extrêmement élaborée, fort plaisante par ailleurs, des sons, des vibrations, des formules sacrées et secrètes : les mantra. Par la puissance du verbe, de la parole, les condensent, tout en la diversifiant à l’infini, la puissance même de l’univers.

La tradition bouddhique tantrique, le vajrâyana la voie héroïque ou de la foudre ou du diamant est aussi appelée bien sûr, le tantrâyana, la voie du tantra, c’est à dire de l’expansion, sous-entendu de la Conscience, mais aussi et encore, le mantrâyana, la voie des mantra.

La prononciation, la récitation, la répétition des mantra dans les écoles tantriques est considérée comme la manière la plus sûre, la plus essentielle, pour dégager les obstacles et accéder au Réel, à l’Eveil, ce que l’on pourrait appeler le bonheur inconditionné. Par l’utilisation incessante des pratiques mantriques, le tantrika vérifie intimement que le son, la vibration sonore est ce qui touche de plus près l’essence de toute manifestation, ce qui touche de plus près l’absolu.

S’il est question de mantra, il est aussi question de yantra, science des diagrammes, supports symboliques, représentations graphiques de l’univers et des champs de conscience. Les yantra et les mandala représentent en quelque sorte la dimension formelle des mantra et utilisent la puissance de la visualisation symbolique. Il s’agit là, d’une certaine façon, de devenir réalisateur et acteur de spectacles de sons et lumières !

Enfin s’il est question de mantra et de yantra, il convient aussi d’évoquer les mudrâ, gestes symboliques, actes de maîtrise des jeux d’énergies et des mouvement de la pensée. Participation active du corps, le mudrâ devient alors l’expression corporelle du yantra (la forme) et du mantra (le son).

 

On en arrive alors aux âsana, les postures yoguiques : dans la vision tantrique chaque posture est mudrâ, chaque posture place le corps dans une configuration singulière, un diagramme particulier. Chaque posture est donc un yantra, une structuration formelle douée d’une vibration spécifique qui entre nécessairement en résonance avec une vibration du même ordre dans l’univers. Soit dit en passant, on y reviendra, le tantrisme souligne avec force l’analogie « microcosme-macrocosme »: tout comme moi, l’univers frémit, désire, s’impatiente, se lamente, jouit et souffre.

Revenons maintenant à l’origine. A l’origine, le terme tantra n’existe pas ou tout du moins, ne désigne pas ce courant de pensée et de pratiques singulières qu’on appelle le tantrisme et qui devint une grande mode en Inde dès le IVème siècle, atteignant son apogée aux VIème et VIIème siècles. Actuellement on considère que l’ambiance générale de la spiritualité indienne est plutôt tantrique.

Tout le monde est à peu près d’accord sur le fait que le tantrisme s’origine du shivaïsme primitif.

On trouve par exemple les traces, les empreintes de ce shivaïsme des origines par la découverte de celui que l’on a coutume d’appeler le  protoshiva ithyphallique .

Proto  puisqu’il appartient à la  protohistoire, c’est à dire à la période préhistorique où apparaissent, entre autres choses, les toutes premières traces d’écritures.

Shiva  est par essence le principe même de la Conscience, de l’absolu ou en terme théologique, et au risque de confusion, de « dieu ».

Ithyphallique : C’est le porteur du phallus dressé.

Ce protoshiva ityphallique reste bien conservé malgré ses 6000 ans d’existence !

Gravé sur une stéatite, il est assis dans une posture yoguique, bhadrâsana, la posture qui réalise tous les souhaits. Cette posture très particulière dans laquelle se trouve notre personnage requiert une souplesse ostéo-articulaire, et nécessite une grande maîtrise des pratiques posturales du Hatha yoga. Il convient aussi de préciser que dans le principe d’un enseignement traditionnel authentique transmis de manière initiatique, cette posture nécessite elle-même la maîtrise des gestes spécifiques (mudrâ) et des souffles subtils (prânâyâma) qui permettent à leur tour les maîtrises nécessaires pour les rituels utilisant la sexualité.

Notre  protoshiva  est dit élégamment  ithyphallique  parce qu’il est porteur du phallus. Son assise quelque peu acrobatique ne l’empêche pas de présenter un sexe bien joliment érigé ! Le phallus est ce que l’on appelle le linga. Celui-ci jouit, si l’on peut dire, d’une adoration surprenante. Par exemple dans le skanda purâna, texte d’obédience tantrique, il est dit que « si l’on met en balance d’un coté l’adoration du phallus et de l’autre la charité, le jeûne, les pèlerinages, les sacrifices, et la vertu, c’est l’adoration du phallus, source de plaisir et de libération, qui protège de l’adversité, qui l’emporte ».

On imagine bien aussi la stupéfaction des voyageurs occidentaux confrontés aux 1500 linga des temples de Bénarès, sans compter les multiples peintures et sculptures érotiques de l’art tantrique dans l’Inde toute entière !

En fait, le linga signifie tout simplement : le signe. C’est la manière la plus sure et la plus simple de représenter la puissance créatrice (de Shiva). Mais aussi et en même temps, on a là, la clef qui ouvre les portes de toutes les propositions tantriques : le phallus érigé, le linga, est une symbolique axiale, une symbolique de la verticalité. Enraciné dans la terre mère (le yoni c’est à dire la matrice) le phallus érigé, le linga (et probablement aussi le menhir celtique), affirme la possibilité pour l’état humain, de sortir des forces attractives de la terre, de la matière, de la nature, de l’animalité.

Le linga affirme la capacité pour l’état humain d’accéder à la transcendance, au ciel, à l’absolu, à la parfaite liberté, à l’état traditionnellement décrit comme Etre-Conscience-Béatitude. Autrement dit tout se passe comme si (comme on le dit dans la psychanalyse), le phallus érigé, le linga, symbole par excellence de sexualité et de fécondation, était aussi et en même temps symbole de l’homo erectus, de l’homme debout, érigé, capable de s’élancer au delà de sa condition ordinaire nécessairement précaire, instable et insatisfaisante. Le phallus érigé traduit le mystère du lien intime entre l’érotisme et le sacré.

Finalement toute notre vie s’articule entre deux points, deux forces, deux tendances : une tendance massive au déploiement horizontal, une attirance, souvent timide, pour l’expression ascensionnelle. Cette vision correspond tout à fait au symbolisme de la croix, yantra particulièrement représentatif de la tradition du christianisme. Cela nous amène à l’apparent dualisme de la vision tantrique : l’univers ne fonctionne et ne peut fonctionner qu’au moyen d’un système binaire multipliable à l’infini, par exemple :le féminin / le masculin, la lune / le soleil, la nuit / le jour, le plus / le moins, le dedans / le dehors, le silence / le bruit ...

En terme tantrique, on évoque Shiva et Shakti. Shiva, nous l’avons déjà évoqué, est le principe immuable, immobile de la conscience, l’essence de toute chose, de tout être. Shakti correspond à la force active de l’univers déployé, la puissance du monde phénoménal. Cette notion de Shiva/shakti propre au tantrisme est en fait essentiellement dynamique: toute particule de l’univers si l’on peut dire, est imprégnée d’un principe conscient (Shiva), et d’un principe énergétique (Shakti). Par là même, ce qui caractérise le tantrisme dans sa vision du monde, peut se résumer dans la phrase célèbre du Mahâ nirvâna tantra : « Ce qui est ici est partout ailleurs, ce qui n’est pas ici est nulle part ailleurs ». Bien avant la physique et la psychologie contemporaine, le tantrisme dénonçait le fantasme de la séparativité et soulignait les lois de l’interactivité, de l’interrelationnel, de l’interdépendance.

De là, l’univers tantrique se déploie. Tout est dans tout et réciproquement, pourrait-on dire. Ce qui est en haut est aussi en bas, ce qui est en bas est aussi en haut. Les distinctions bien/mal, sacré/profane, pur/impur, matérialisme/spiritualisme, deviennent caduques. Par là même, le tantrisme ne présente pas de dualisme culpabilisant ou de morale névrotisante : « on n’est pas moins attaché par une chaîne d’or que par une chaîne de fer » Mahâ nirvâna tantra.

Le tantrisme ne se présente pas non plus comme une voie de pratiques ascétiques ou de renoncement, pas plus d’ailleurs qu’une voie romantique, sentimentaliste, ou mystique. Le tantrisme ne propose pas de sortir du monde mais de s’y engager, farouchement, tout en éveillant la conscience discriminative.

On peut dire que le tantrika fait feu de tout bois. Il convient simplement d’attiser le feu. Il s’agit en fait de traquer, de titiller, voire d’exacerber l’énergie de la vie elle-même, la Shakti, à travers toutes ses manifestations : colère, fatigue, peur, désir, jouissance ou souffrance. Tout peut servir de tremplin pour activer l’énergie, la puissance, l’éveil de la Conscience.

Le tantrisme, d’une manière générale, est provocateur, moqueur, paradoxal, décapant, déstabilisant, déroutant... Au pire ce qui concourt à faire la perte d’un être ordinaire, pourra aussi être exalté : « Le plaisir que donnent l’alcool, la viande, les plaisirs sexuels, c’est délivrance pour ceux qui savent, obstacle majeur pour les non-initiés » (Kulânarva tantra) ou aussi « Buvant puis buvant encore, tombant à terre et se relevant pour boire, c’est ainsi qu’un obtient la libération ».

Il est dit, à l’image du paon, que le tantrika peut avaler n’importe quel poison mortel et le transformer en nectar. On dit aussi que si on tombe par terre c’est en prenant appui sur le sol qu’on pourra se relever. Méfions nous toutefois du langage codé : ce qui est dit peut vouloir dire, au sens littéral, ce qui est dit ou ... tout autre chose : seul l’initié avisé peut alors en saisir le véritable message !

Le tantrisme est probablement une des rares propositions « spirituelles » au monde à être aussi proche de la « matière », puisque la distinction arbitraire entre esprit et matière, et par là même entre le pur et l’impur, ne lui convient pas! Abhinavagupta, le maître le plus fameux du shivaïsme du Cachemire, dans son Tantra loka le précise avec une belle clarté : « Quel est le critère de la pureté ? Est pur ce qui est identique à la Conscience, tout le reste est impur. Ne subsiste aucune distinction entre pur et impur pour qui considère l’univers entier comme identique à la Conscience. ».

Le corps, dans le tantrisme devient « le temple de dieu »(Kulârnava tantra). « Sans le corps, il n’y a pas de béatitude suprême »(Hevajra tantra). Il va sans dire que le yoga tantrique utilise tout particulièrement et organise à sa manière le gathasta yoga, le yoga du récipient, c’est à dire du corps, plus généralement appelé hatha-yoga. Par exemple, dans la pratique posturale se placent les gestes pour canaliser l’énergie (les mudrâ) mais aussi, le travail sur les souffles (prânâyâma). La concentration sur les puissances vibratoires des diagrammes (yantra), la récitation des formules sonores (les mantra). Les postures sont, bien sûr, maintenues dans la durée et l’assise n’est pas la seule base aux pratiques yoguiques de concentration : « Si l’on pratique l’attitude inversée durant 3 heures chaque jour, on ne mourra point » (Sous entendu : on réalise alors que la mort ne concerne que cette organisation complexe qu’on appelle le corps, ce qui correspond déjà à un accomplissement authentique de l’être.)

Avec le hatha yoga, la trilogie technique mantra/yantra/mudrâ (son, diagramme, geste) est bien caractéristique du yoga tantrique. D’autres techniques spécifiques pourrait être évoquées mais ce serait trop long d’en parler ici. Parfois d’ailleurs, il s’agit simplement d’une manière de faire, « d’un tour de main » particulier qui transforme une technique banale en une pratique de haut vol !

Et puis il conviendrait de ne pas parler des pratiques secrètes, transmises de manière initiatique dans le cadre d’une relation directe enseignant-enseigné : donc n’en parlons pas, bien que là, on se trouverait vraiment au cœur de l’essentiel du cheminement tantrique.

Enfin n’oublions pas que la grande spécialité du yoga tantrique concerne le travail très fondamental sur le sûkshma sharîra, le corps subtil. Il s’agit là des pratiques concernant les centres d’énergies (chakra), les canaux subtils (nâdî), et bien sûr le fameux éveil de la kundalinî ! Soit dit en passant le seul but du yoga, du hatha yoga précisément, c’est l’éveil de kundalinî. « De même qu’en utilisant la force on ouvre un ventail avec une clef; de même par le hatha-yoga, le yogin ouvre de force la porte de la libération au moyen de kundalinî » Hatha yoga pradîpikâ.

Alors cette kundalinî qu’en est-il ? D’une manière générale on peut considérer que si l’humain n’utilise que 10 % de ses facultés intellectuelles, il n’utilise de même que 10 % de ses facultés énergétiques. On peut aussi considérer que kundalinî est pour l’humain ce qu’est la scission de l’atome pour le physicien. Autrement dit nous avons à disposition une puissance phénoménale, une énergie gigantesque qui dort en chacun de nous. Si par l’entraînement approprié on parvient à éveiller cette puissance, elle s’élance alors telle une fusée interplanétaire le long du canal énergétique central (sushumnâ) éveillant au passage les potentialités des roues d’énergie (les chakra). Kundalinî est la puissance même de la vie, la « Parashakti », l’énergie suprême qui dort en chacun de nous : le réveil de cette puissance est le but même du yoga tantrique, c’est par excellence la voie rapide, fulgurante vers la libération.

Et la sexualité dans tout ça ? La sexualité est omniprésente dans le tantrisme comme elle est omniprésente dans tout l’univers. Dans la mesure ou dans le monde phénoménal, la vie même s’exprime par un jeu d’alternance constant, une bipolarité dynamique incessante, on peut dire que tout le vivant est soumis à la sexuation. La sexuation est une expression singulière de la dualité, la dualité entretient la frustration, le manque, et par là-même l’aspiration, le besoin, le désir d’accéder à l’union, à l’unité, à la plénitude. De là à considérer que l’union sexuelle (maithuna) pourrait être une occasion extraordinaire de dépasser la jouissance pour accéder à la béatitude, de dépasser l’orgasme pour jouir de l’extase, il n’y a qu’un pas à faire, audacieux, que franchit le tantrisme.

Toutefois ne nous y trompons pas : la lecture de quelques sympathiques points de vue philosophiques et de quelques concentrations tantriques simples peuvent faciliter, pourquoi pas, une présence au monde plus confortable. De même, la connaissance de quelques rituels et de certaines pratiques érotico-yoguiques peuvent faciliter la satisfaction sexuelle et le bien-être, cela ne fait aucun doute. Mais il faut souligner que si le tantrisme, comme la psychanalyse, souligne la fabuleuse sexuation et sexualité qui imprègne tout l’univers et tous les humains, la puissance phénoménale qui s’exprime dans le désir sexuel, la jouissance extrême et le bien être immense que l’on peut retirer, voire la libération (moksha) que l’on peut trouver au hasard de la jouissance (bhoga) ... ce n’est pas si simple !

En réalité on parle du tantrisme « de la main droite » et du tantrisme « de la main gauche ». Il est généralement admis que seuls les adeptes dits « de la main gauche » sont susceptibles de recevoir les enseignements et les pratiques yoguico-sexuelles.

Plus précisément seuls les êtres au tempérament bien trempé, les natures héroïques, puissantes et farouchement déterminées (vîrya) pourront être admis, dans la mesure ou ce type d’entraînement et d’initiation pourrait leur permettre de franchir une étape.

Enfin seuls, les yogin confirmés maîtrisant parfaitement les souffles subtils et les mudrâ correspondants, pourront de toute façon mener à bien ces techniques yoguiques, qui bien qu’utilisant la sexualité n’ont plus rien à voir, à la limite, avec la sexualité au sens ordinaire du terme.

En conclusion, philosophie pratique, spiritualité particulièrement incarnée vivante et vibrante, métaphysique appliquée, psychologie active, mythologie initiatique, énergétique vibrante, le tantrisme est une voie d’accomplissement riche et généreuse. Le tantrisme n’est ni religion dogmatique, ni secte annihilante ou système moraliste étroit, ni recherche mystique trop sèche ou trop exubérante. Le tantrisme incite à la jouissance, tout en exigeant la maîtrise, il rejette toute morale mais invite à la discipline..., laquelle ne peut être que joyeuse, intense et légère. Il évite tout sentimentalisme, tout état d’âme, tout en exaltant la plénitude de vie. Le tantrisme utilise de manière particulière et privilégiée le hatha yoga. Il s’agit d’une voie rude « virile », violente, voire sauvage, mais précise et rigoureuse dont les effets tangibles ne se produisent que par le lâcher prise, l’abandon, la non attente de résultats quelconques.

La vraie pratique c’est la non pratique, la vraie technique c’est la non technique. Le yogin alors, n’est pas un « faiseur de techniques », mais un artisan amoureux de son art et de la vie dans toutes ses manifestations, voire un artiste passionné mais sans attaches pernicieuses. Finalement le tantrisme est bien l’art de joindre l’utile à l’agréable pour s’ouvrir à l’essentiel !

Alors dans ses conditions ... A coeur vaillant, rien d’impossible ?

 

Robert Dumel

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